De la vallée du rêve

De la vallée du rêve Bichon Havanais

Bichon Havanais

Vaccination

Pourquoi je conseil le DHPL4 et le vaccin intranasal et non le DHPPI L4

(Soit on retrouve DHP soit CHP sur les étiquettes des vaccins Ou encore DHPPI ou CHPPI)

La principale différence entre le vaccin intranasal (IN) et le vaccin Pi (Parainfluenza) par injection chez le chien réside dans la méthode d'administration, la rapidité d'action et le type d'immunité généré, notamment dans le cadre de la prévention de la "toux du chenil" (complexe respiratoire infectieux canin). 

Voici les différences clés :

1. Vaccin Intranasal (IN)

  • Administration : Administré directement dans le nez (spray), souvent avec une combinaison de Para-influenza et bactérie Bordetella.
  • Vitesse d'action : Très rapide. L'immunité locale se développe généralement en 48 à 72 heures.
  • Type d'immunité : Développe une immunité locale (IgA) dans les voies respiratoires, là où l'infection pénètre, ce qui est très efficace pour bloquer la transmission et réduire les symptômes.
  • Avantages : Protection rapide, souvent plus efficace pour réduire l'excrétion du virus.
  • Inconvénients : Peut provoquer des éternuements ou un léger écoulement nasal passager. 

2. Vaccin Pi par Injection (Injectable)

  • Administration : Sous-cutanée (sous la peau), souvent incluse dans les vaccins polyvalents (CHPPiL4 ou DHPPI L4).
  • Vitesse d'action : Plus lente. Il peut nécessiter jusqu'à une à trois semaines pour une protection complète, surtout lors de la primo-vaccination. Donc efficace 2 à 3 semaines après la deuxième injection.
  • Type d'immunité : Stimule une immunité systémique (dans tout le corps).
  • Avantages : Souvent plus facile à administrer à un chien difficile, protection durable.
  • Inconvénients : Moins efficace pour stopper l'infection au niveau de l'entrée du nez qu'un vaccin intranasal. 

Pourquoi je conseil de DHP L4 et non le DHPPI L4 (CHPL4 et non le CHPPIL4)

La principale différence entre les vaccins DHP L4 et DHPPi L4 pour chiens réside dans la protection contre le virus para-influenza (Pi), inclus uniquement dans le DHPPi. DHP protège contre la Maladie de Carré (D), l'Hépatite (H), la Parvovirose (P) et Leptospirose (L4), tandis que le DHPPi L4 c’est contre la Maladie de Carré (D), l'Hépatite (H) et la Parvovirose (P) ; Leptospirose (L4) et une protection contre le Para-influenza (Pi). MAIS attention je conseille de faire le DHP L4 et si vous avez vraiment besoin de la toux de chenil de le faire en intranasal.

Car avec la DHP vous pouvez faire un protocole de vaccination tous les 3 ans après la première années complète (12 puis 16 semaines), un rappel complet 1 an après puis tous les 3 ans DHP L4.  La fraction Pi (parainfluenza) nécessite un rappel annuel pour maintenir une immunité efficace et en général les vétérinaires n’ont pas le vaccin Pi, c’est d’office le combiné DHPPI. Le Pi est malgré tout moins efficace que le vaccin en intranasal qui doit être également fait tous les ans. Bien que le Pi seul existe, les vétérinaires préfèrent acheter généralement le vaccin combiné pour garantir une protection globale et stocker moins de vaccins et de risquer d’avoir des pertes. C’est dommage mais c’est la triste réalité.

Le vaccin intranasal est un vaccin vivant atténué, conçu pour l'immunisation active des chiens contre la toux de chenil (Bordetella bronchiseptica et le virus Parainfluenza). Il offre une protection rapide, sous 72 heures et est meilleure que la vaccination PI, il offre une protection plus large que le Pi seul, il offre donc une protection plus complète et immédiate contre la toux du chenil.

 Le DHPPI Administrés par voie sous-cutanée, ils nécessitent souvent un rappel annuel pour le Parainfluenza, même si d'autres composantes du vaccin sont valides 3 ans.

Alors que le DHP est administré tous les 3 ans et seulement le vaccin intranasal s’il est obligatoire pour des raisons comme pension, exposition, école du chiot ou du chien est annuel.

Il n’y a aucune obligation de faire la toux de chenil si votre chien ne va pas en exposition, en pension, à l’école du chiot ou chien.

Et attention, beaucoup de nouveaux propriétaires m’appellent après la vaccination DHPPI L4 car le chiot hurle de douleur a l’endroit ou on lui a fait l’injection. Le PI est un vaccin qui fait mal. Une boule se forme souvent à l’endroit de l’injection et les vétérinaires ne préviennent pas. Comme le vaccin est plus important, il fatigue également plus le chiot qui peut perdre l’appétit et avoir parfois un épisode de fièvre.

Dans les cas de douleur trop importante, de nodule trop gênant et/ou de fièvre trop élevée, il est possible de retourner voir le vétérinaire pour une prescription d’anti-inflammatoires visant à faire disparaître ces symptômes plus rapidement et avec plus de confort pour l’animal.

C’est bien pour éviter cette réaction que j’estime que l’on devrait avoir le choix de choisir le vaccin que l’on veut administrer à son chiot ou chien. Il faut vacciner un chien en bonne santé car le vaccin ce n’est pas anodin et cela peut fragiliser le système immunitaire donc pourquoi devoir trop vacciner alors qu’il est possible de bien protéger son chien avec des protocoles plus adaptés.

 

Protocole :

Le chiot reçoit des anticorps par le lait maternel. Après cette période, votre chien doit renforcer lui-même son immunité. Il est important que les mamans soient bien et correctement vacciné pour apporter une meilleure immunité pour aider et protéger ses chiots.

La vaccination de la mère avant la gestation (ou le maintien à jour de ses vaccins) permet de garantir une bonne immunité passive aux chiots dès leur naissance.

Voici pourquoi la vaccination de la mère est cruciale :

  • Anticorps dans le colostrum : Une chienne vaccinée produit des anticorps de haute qualité qu'elle transmet à ses chiots via le colostrum (le premier lait) dans les heures qui suivent la naissance. Ces anticorps maternels protègent les chiots contre des maladies mortelles comme la parvovirose, la maladie de Carré et l'hépatite pendant leurs premières semaines de vie.
  • Protection durant le "trou immunitaire" : Avant d'être vaccinés eux-mêmes (vers 7-8 semaines), les chiots dépendent totalement de cette protection maternelle. Si la mère est mal vaccinée, les chiots sont vulnérables à des infections graves, souvent mortelles, durant cette période, où le taux d'anticorps maternels diminue.
  • Moment idéal : Idéalement, la chienne doit être à jour dans ses vaccinations avant la saillie. Bien qu'il soit déconseillé de vacciner une chienne en cours de gestation, certains vaccins inactivés peuvent être utilisés si nécessaire

En résumé, une chienne bien vaccinée est la meilleure protection initiale pour la santé et la survie de ses chiots.

Le nouveau protocole de vaccination chien, basé sur les recommandations du WSAVA, vise à réduire le nombre d'injections en espaçant les rappels des maladies majeures (carré, hépatite, parvovirose) tous les 3 ans, tout en assurant une primovaccination complète (chiot) jusqu'à 16 semaines. La leptospirose et la toux de chenil nécessitent toujours un rappel annuel. 

-) DP puppy Première vaccination (faites par éleveur)

Le vaccin Puppy DP (ex: Nobivac, Versican) est un vaccin essentiel pour les jeunes chiots (dès 4-6 semaines) visant à immuniser contre deux maladies virales graves et potentiellement mortelles : la parvovirose et la maladie de Carré. Il protège lors de la période de vulnérabilité où l'immunité maternelle diminue.

Caractéristiques Clés :

  • Protection : Parvovirus canin et Maladie de Carré.
  • Administration : Injection sous-cutanée (1 mL), souvent vers 6-8 semaines d'âge.
  • Avantage : Capable de passer outre les anticorps maternels chez les très jeunes chiots. Booste même les anti corps, plus adapté avec des femelles vaccinées.
  • Rappel : Nécessite des rappels ultérieurs (vers 12-16 semaines) avec un vaccin plus large (DHPL4) pour une protection complète.

-) Primovaccination chiot : 

·   Injections répétées toutes les 4 semaines donc à 12 semaines puis 16 semaines (4 mois) minimum pour la maladie de Carré, Hépatite, Parvovirose (DHP). Un premier rappel est recommandé 1 an après la dernière injection, puis tous les 3 ans.

  • Vaccins essentiels (tous les 3 ans) : Maladies de Carré (D), Hépatite de Rubarth (H), Parvovirose (P).
  • Vaccins non essentiels/annuels : Leptospirose (L) et toux de chenil (IN) nécessitent un rappel annuel en raison de la durée plus courte de l'immunité.
  • Rage : Généralement tous les 3 ans selon les fabricants et la réglementation, obligatoire pour voyager. Prendre en compte le protocole du pays ou le chien a été vacciné et non le pays ou le chien se rend. Il est préférable de faire vacciner contre la rage la première fois à 16 semaines. Car si vous le faites à 12 semaines, les anticorps de la maman risquent de faire barrière, si bien sûr elles sont vaccinées. Sauf si vous voulez vayager avec votre jeune chiot car il y a 21 jours d’incubation avant de pouvoir voyager.

Titrage d'anticorps : Il existe un moyen d'échapper aux rappels de vaccin, tout en protégeant votre chien. Il existe un test sanguin, appelé le titrage. Ce test détermine le niveau de protection du chien aux trois maladies de base (Maladie de Carrée, Hépatite de Rubarth et Parvovirose). Il calcule le taux d’anticorps dans le sang. On apprend ainsi si les effets de la dernière vaccination sont toujours efficaces - chez le chiot ou le chien adulte.

Si les anticorps sont présents : inutile de revacciner !

Le titrage était auparavant plus onéreux qu’un rappel de vaccin. Les vétérinaires n’ont donc pas pris l’habitude de le proposer – à tort ! Car aujourd’hui, plusieurs laboratoires (comme Kitvia et son test Vaccicheck) leur permettent de pratiquer le titrage dans leur cabinet, en 30 minutes. C’est moins onéreux, et les résultats sont instantanés.

Si votre vétérinaire n’est pas au courant de ce nouveau protocole, peut-être pouvez-vous lui en parler. Cela peut être bénéfique pour la santé de votre chien.

Des recherches ont été faites par le meilleur vétérinaire immunologistes américain, Dr Robin Schultz. Ce dernier a fait de nombreuses recherches sur la durée de l’immunité du chien vacciné contre la maladie de Carrée, l’Hépatite de Rubarth et la Parvovirose2. Ce dernier a démontré que le vaccin DHP est efficace pendant au moins 7 ans, si ce n’est durant toute la vie du chien.

Pourquoi les laboratoires ont-ils alors fixé une obligation de rappel tous les 3 ans ? Pourquoi pas 7, comme le recommande le Dr Schultz?

C’est une durée “tout à fait arbitraire", explique ce dernier. Un compromis entre le rappel de vaccin annuel (qui arrange bien les labos), et les 7 ans recommandés par les dernières études.

Encore une fois : si votre vétérinaire est compétent, il vous en parlera mieux que moi. Maintenant beaucoup de vétérinaires ne s’intéressent pas au protocol de « titrage d’anticorps » ils préfèrent l’ancienne méthode, même si elle est meilleur pour les chiens. Moins de vaccins ne peuvent que bénéfique surtout si le chien est toujours protégé.

Autres vaccinations que l’on appelle Optionnels

Ce sont des vaccins optionnels, pour d’autres maladies moins graves et/ou moins fréquentes. Ces vaccins sont plus controversés.

Vaccin contre la Leptospirose et la maladie de Lyme. Maladies transmises par les tiques.
Il est préférable de protéger son chien contre les tiques ( colliers, pipettes, comprimés) tout au long de l’années pour une protection optimal car les vaccins ne sont pas 100% efficaces, ils ne protègent pas contre toutes les maladies transmises par les tiques.

L’utilité ou non de ces vaccins dépendra du mode de vie de votre chien :

La vaccination n'est pas adaptée à tous les chiens. Votre vétérinaire vous fera une recommandation personnalisée en fonction du risque d'exposition de votre animal dans votre région et de son mode de vie, chasse-t-il les rats musqués dans des eaux stagnantes ? vit ‘il dans des zones boisées ? Voyagez-vous avec lui à travers le monde ? Vivez-vous dans une région infestée de tiques ? Laissez-vous votre chien en pension régulièrement ?

La vaccination nécessite une première vaccination et un rappel 3 à 5 semaines après. Avec un rappel annuel.

Votre vétérinaire doit vous poser ces questions avant de décider (ou non) de vacciner votre chien contre ces maladies optionnelles. Sinon, essayez d’en parler avec lui.